Présenté par le gouvernement comme « plus simple pour les employeurs, plus équitable pour les salariés, plus performant pour les politiques publiques », le Contrat Unique d’Insertion, instauré par la loi sur le RSA, est entré en vigueur le 1er janvier 2010. Il vise à harmoniser les contrats aidés proposés par l’Etat et s’adresse aux personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières.
Le point sur les dispositifs d'insertion
Tandis que le contrat d’avenir et le contrat insertion-revenu minimum d’activité (Cirma) sont supprimés, le nouveau contrat intègre deux outils d’insertion existants : le CAE et le CIE. En effet, si le cadre juridique est « unique », deux types de contrats existent encore : le CUI prend la forme d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE) pour les employeurs du secteur non-marchand ou bien celle d’un contrat-initiative emploi (CIE) lorsqu’il s’agit d’employeurs du secteur marchand.
A Auch, l’Atelier du vêtement est un chantier d’insertion qui n’embauche que des femmes. « Nous n’embauchons que des femmes car il y a peu d’emploi pour elles. Le textile est en plus facile à appréhender même si elle n’ont pas d’expériences dans ce domaine », explique la directrice de la structure, Claude Marsan. Gisèle Bareille et Evelyne Pio ont signé un CUI en janvier 2010. Embauchée auparavant en CA (contrat d’avenir), Evelyne Pio travaille à l’atelier du vêtement depuis septembre 2008, après plusieurs années d’inactivité professionnelle. « Sans diplôme et sans expérience, je me suis inscrite à 39 ans à Pôle emploi mais rien n’aboutissait. » C’est une assistante sociale qui lui parle de la boutique d’Auch. « Cela m’a remis sur pied, la patronne est très humaine et à l’écoute. » Aujourd’hui, Evelyne envisage de suivre une formation à la Chambre de commerce pour se professionnaliser sur les métiers de la vente. A 47 ans, elle a repris confiance en elle grâce à cet emploi, même si elle déplore l’incohérence des emplois aidés car « on fait un pas en avant et trois en arrière puisque nous n’avons pas la possibilité de rester dans l’entreprise ».

Liens:
[1] http://www.femmes-emploi.fr/print/2006?page=2