« Quand le contrat de professionnalisation a été créé en 2004*, je me suis dit "enfin un dispositif de recrutement !" » se souvient Luigi Poma, directeur des actions de l’Adef (Association pour le développement de l’emploi par la formation), une structure basée à Nice. Mais 4 ans après, il n’est toujours pas assez utilisé dans ce sens. Les organismes s’en servent beaucoup pour former des jeunes, mais très peu pour embaucher des adultes. » Alors que ce contrat de travail en alternance s’adresse aussi bien aux 16-25 ans qu’aux demandeurs d’emploi âgés de 26 ans ou plus souhaitant bénéficier d’une action de professionnalisation (de 6 à 12 mois en règle générale). En 2008, 178 000 entrées en contrat de professionnalisation ont été enregistrées par les Directions départementales du travail de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP), soit une progression de +4 % par rapport à 2007, après +18 % entre 2006 et 2007. Sur ces 178 000 entrées, 145 433 concernent les jeunes de moins de 26 ans (ils représentent 80%, 15% les 26-44 ans et 2% les plus de 45 ans)
« Un outil de recrutement extraordinaire »
« Les demandeurs d’emploi non qualifiés pourraient le proposer eux-mêmes aux entreprises mais ils ne le connaissent pas, les prescripteurs comme Pôle emploi n’en font pas la promotion et les entreprises ne se sont pas approprié cet outil de recrutement extraordinaire, explique Luigi Poma. Pourtant ce contrat est aussi positif pour le chômeur que pour l’employeur. L’entreprise est aidée dans le financement de la formation mais elle s‘ investit pour répondre à ses besoins et va donc garder le salarié.» Face à la pénurie de main d’œuvre qualifiée, la société de BTP Cari a bien compris l’intérêt de ce dispositif qu’elle exploite depuis qu’il existe.
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