
« Autodidacte depuis l’âge de 14 ans », c’est comme cela que se définit Mélanie Wilbert, jeune maman de 30 ans. Son baccalauréat en poche, elle se lance dans la vie professionnelle et touche à de nombreux domaines : la cueillette de fruits, la garde d’enfant, la vente et récemment le management où elle a été licenciée.
« La création d’entreprise n’a jamais quitté mon esprit ». Depuis toujours, elle crée des objets en pâte à modeler auto-durcissantes. En situation d’interdit bancaire, Mélanie entend parler de l’Adie (Association pour le droit à l’initiative économique) et contacte le numéro vert. Elle est reçue à l’agence de Marseille qui lui propose un accompagnement Nacre. Cela lui permet de bénéficier du prêt à taux zéro et d’être suivie sur trois années. Mélanie emprunte alors 2600 euros à l’Adie et 1000 euros en Nacre, en choisissant le statut d’auto-entrepreneur. « Avec l’accompagnement Nacre, nous proposons à l’Adie le statut d’auto-entrepreneur ou la micro-entreprise », précise Amélie Duprat, conseillère en accompagnement.
Avec le prêt de l’Adie, Mélanie Wilbert a pu acheter le matériel nécessaire au démarrage de son activité d'artisanat : matériaux, carriole pour transporter sa marchandise, financement de son site Internet bientôt effectif. Un premier investissement en attendant les 1000 euros de Nacre qui, trois mois après, ne lui ont toujours pas été versés. En décembre 2009, la jeune femme a doucement démarré son activité sur le marché des créateurs de Marseille. Prochaine échéance : le marché du Vieux Port qui se tient du mois de mai au mois de novembre 2010. Une aubaine si sa candidature est retenue. En attendant, elle crée ses modèles dans l’atelier qu’elle a aménagé chez elle…
Un accompagnement renforcé
« Nacre » est un nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise qui peut intervenir dès le montage du projet et jusqu’à 3 ans après la création/reprise de l’entreprise.
Les personnes concernées sont les allocataires de minima sociaux, les jeunes de moins de 26 ans (ou de moins de 30 ans pour les chômeurs non indemnisés et les personnes handicapés), les ayants droits à l’ACCRE, les salariés qui reprennent leur entreprise en redressement ou en liquidation judiciaire, les personnes qui créent leur entreprise en zone urbaine sensible (ZUS) et les titulaires d’un Contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE).
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