
Le congé parental à temps partiel permet à un parent de travailler entre 50 et 80% et a l'avantage de ne pas couper les liens avec le monde professionnel, contrairement à un congé parental classique. Il implique de travailler au moins 16 heures par semaine. Le ou la salariée peut choisir la durée qui lui convient ; en revanche, la répartition des horaires doit être fixée en accord avec l’employeur. Rappelons que 98% des congés parentaux sont pris par les femmes... Deux d'entre elles témoignent.
Des contraintes
Assistante de direction dans un laboratoire pharmaceutique depuis huit ans, Sylvie a pris un congé parental d'un an à la suite de son congé maternité et de ses vacances. Elle ne travaille pas le mercredi, une coupure qui n'est pas idéale sur le plan professionnel : « je dois faire en quatre jours ce que je faisais en cinq. » Selon elle, travailler à 75% « coupe l’élan » de la semaine mais elle assume son choix : « j’irai jusqu’au bout de mon congé parental, en laissant un peu ma carrière de côté car ma fille est ma priorité, c’est un choix de vie, j’aurais pu payer pour le mercredi mais je ne voulais pas ». Financièrement, cela représente un coût, et pas des moindres. Sylvie perd 500 euros sur son salaire et doit verser 600 euros à son assistante maternelle pour les 4 jours de garde hebdomadaires : « heureusement que nous sommes deux, ce n’est pas évident, nous faisons attention. » Même si lors de cette journée non travaillée, Sylvie ne peut s’empêcher de lire ses mails et de veiller à son téléphone, ce qui la rassure c’est qu’à sa reprise à temps complet, Sylvie récupérera son poste, sans changement : son employeur n’a d’ailleurs pas souhaité la remplacer le mercredi.
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