
Dépassée la vente à domicile ? Au contraire, ce mode de distribution est en pleine croissance et recrute sans cesse de nouveaux vendeurs ou plutôt vendeuses puisque les femmes représentent 80% des 200 000 personnes travaillant dans ce secteur. Selon la Fédération de la Vente Directe, 27 000 emplois ont été créés en 2007 générant un chiffre d'affaires en augmentation de 8 à 10% par an. Créé en 1993, le statut de Vendeur à domicile indépendant (VDI) est particulièrement adapté lorsque le vendeur débute ou souhaite conserver une activité occasionnelle. En effet, il est possible de cumuler revenus de la vente directe avec des indemnités Assedic ou une autre activité salariée. Ses atouts ? La liberté d’organiser son activité, une rémunération directement liée aux volumes de vente (en général, la commission prélevée sur les ventes varie entre 15 et 45% selon les entreprises) et une couverture sociale.
Une liberté d'organisation
"Ce qui me plaît dans la vente directe, c'est l'indépendance et la grande flexibilité des horaires" témoigne Myriam Grobart. Depuis deux ans, cette jeune femme de 35 ans, mère de 3 enfants, vend les produits du Club Parfum de Grasse en tant que VDI. Myriam apprécie ces moments de vente, "très conviviaux et humains" et s'estime rémunérée à sa juste valeur. "Mais il ne faut pas s'attendre à un vrai salaire tout de suite", prévient-elle. Ses revenus varient entre 800 et 2000 euros par mois, mais elle indique qu'il est possible de gagner 3 500 euros par mois. "Tout est une question de temps et d'énergie que l'on est prêt à y consacrer".
Chez Charlott'lingerie, les 2000 vendeuses touchent entre 400 à 500 euros si elles travaillent moins de 10 heures par semaine jusqu'à 2 500 euros ou plus s'il s'agit d'une activité régulière. A noter que si le salaire brut annuel dépasse un certain plafond pendant trois années consécutives, le vendeur doit renoncer à son statut de VDI pour s'inscrire au registre du commerce ou à celui des agents commerciaux. Chez Natura – marque implantée seulement depuis 2006 en France qui commercialise des cosmétiques, parfums, et autres produits de bain et de maquillage issus de la biodiversité brésilienne -, on parle de « vente par relation » : les conseillères commercialisent les produits au cours d'ateliers et de rencontres en face à face ; elles reçoivent une commission de 30% sur le prix de vente TTC et 15% dans le cas où leurs clientes achètent à la boutique Natura à Paris.
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