Lettre d'information
RSS
Syndiquer le contenu

Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté : questions autour du RSA

Rencontre M.Hirsch.jpg

Alors que les premiers versements du RSA (revenu de solidarité active) ont eu lieu le 6 juillet, le Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, a proposé à cinq sites Internet et blogs spécialisés sur l’emploi de venir échanger sur ce nouveau dispositif qui remplace le RMI et l’API. Femmes-emploi-fr était invité, représenté par Françoise Fillon*. Retour sur les points clés de cette rencontre.

Le RSA est mis en place dans un contexte économique défavorable et où il est aujourd’hui très difficile de trouver un emploi…
Ce n’est pas le RSA qui crée des emplois, c’est évident. Ceci dit, même en période de crise, le taux de retour à l’emploi a été meilleur dans les zones tests qui ont expérimenté le RSA. Aujourd’hui, nous n’avons pas d’autres critères que celui de dire : quels sont vos besoins de retour à l’emploi ? Il n’est pas normal que quelqu’un qui reprenne un travail ne gagne pas plus, voire même perde de l’argent.

Le RSA ne risque t-il pas d'encourager le temps partiel qui touche aujourd’hui à 85% les femmes ?
La segmentation d’un marché du travail à deux vitesses existait auparavant : le temps partiel subi dans le secteur public existe depuis longtemps, dans le secteur privé depuis 1992. Je suis d’accord pour dire qu’il n’y a pas eu de progrès récents sur le sujet. On vient corriger aujourd’hui un effet sur les revenus à temps partiel, il y aura une évolution par la suite.Nous voulons un temps partiel qui permet de gagner plus d’argent, pas un temps partiel qui se substitue au temps complet. Il me semble qu’en terme de trajectoire, mettre un pied dans l’emploi est quelque chose qui est plutôt plus favorable. Durant la phase expérimentale, j’ai entendu des gens expliquer qu’ils étaient à temps partiel, la tête sous l’eau, que le temps partiel + les 200 euros leur permettait de se sentir un peu mieux et d’envisager d’autres choses. Et, ça, j’y crois vraiment.

Et concernant les métiers qui ne proposent presque que des temps partiels ?
Pour les aides à la personne, par exemple, je suis partisan du recours à des employeurs intermédiaires. Pour les dames de cantine, je pense qu’une mairie peut s’organiser pour proposer à celles qui le veulent 35h : 3h par jour à la cantine, et 3h à faire autre chose. De la même façon, certaines entreprises de propreté ont des stratégies de dé-précarisation en proposant même de changer les horaires.

Forum

Vous avez une question en lien avec cet article ?

> Posez votre question sur le forum

Femmes emploi près de chez vous : emploi en guadeloupe | entreprise en basse-normandie | entreprise en bourgogne | emploi en basse-normandie | emploi en rhône-alpes | entreprise en languedoc-roussillon | entreprise en pays de la loire | entreprise en bourgogne | emploi en haute-normandie | entreprise en aquitaine | formation en picardie