
Vous venez d’être licenciée pour motif économique dans une entreprise employant moins de 1000 salariés ou votre entreprise a été mise en liquidation judiciaire ? : votre employeur ou votre mandataire judiciaire va vous proposer la Convention de Reclassement Personnalisé, plus familièrement appelée CRP. Selon Eva Touboul, avocate en droit du travail « elle représente un vrai bonus et reste très intéressante en terme d’indemnités et de formations » pour les salariés qui ont plus de deux ans d’ancienneté. Si vous avez moins de deux ans d’ancienneté, l’accompagnement sera pour vous le seul intérêt.
Le statut et l’accompagnement
Depuis le 1er avril 2009, de nouvelles règles ont quelque peu modifié les modalités de la CRP. Le délai de réflexion est désormais allongé sur une période de 21 jours. C’est-à-dire que vous avez ce laps de temps pour choisir ou pas la CRP. Si vous l’acceptez, votre contrat de travail est rompu à l’expiration du délai de réponse de 21 jours. Passé ce délai, l’absence de réponse équivaut à un refus de votre part.
Si vous acceptez cette convention, vous bénéficiez dans les 8 jours d’un entretien individuel de pré-bilan réalisé par un conseiller Pôle emploi pour l’examen de vos compétences professionnelles. Vous bénéficiez à ce titre d’un plan d’action de reclassement personnalisé (PARP) qui doit vous garantir un référent unique qui vous accompagnera chaque mois sur toute la durée de la convention, des propositions d’offres d’emploi, un accès aux prestations d’accompagnement, aux formations et aux aides au reclassement de Pôle emploi, d’un suivi dans l’emploi. En acceptant la CRP, vous avez le statut de stagiaire de la formation professionnelle (vous n’êtes donc pas comptabilisée dans les chiffres du chômage…)
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