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Garder des enfants à domicile, c’est un métier !

Garde d'enfants à domicile

Un enfant sur cinq vit dans une famille monoparentale, 81% des femmes de 25 à 49 ans travaillent et nombre d'entre elles passent quotidiennement plus d'une heure dans les transports. Il leur faut donc faire garder leurs enfants bien souvent sur des plages horaires étendues. D'où le développement de la garde à plein temps ou en sortie de crèche/d'école par des intervenantes à domicile. Un métier accessible sans qualification, à condition d'« avoir véritablement le goût de l'enfant et la capacité de s'en occuper », insiste Sandra Kuntzmann-Burgo, présidente de la commission garde d'enfants à domicile du Syndicat des entreprises de services à la personne.

Possibilités de se former

L'intervenante à domicile, rémunérée au minimum 6,38 euros de l'heure, se distingue par définition de l'assistante maternelle, qui accueille les enfants à son domicile. Elle n'a aucune démarche à entreprendre pour exercer et signe directement un contrat avec son employeur si elle dépasse les 8 heures par semaine; en dessous, le Cesu* fait office de contrat. Utilisable aussi pour régler une assistante maternelle ou une structure, le Cesu bancaire permet de déduire ou d'obtenir un crédit d'impôts de 50% des sommes versées. Même principe pour le Cesu préfinancé, fourni par les entreprises sur le modèle des tickets restaurant. Pour une meilleure rémunération (au moins 8,27 euros de l'heure), elle peut travailler pour une entreprise ou une association qui proposent essentiellement des temps partiels.

Quoi qu'il en soit, un diplôme reste valorisé : CQP** ou CAP petite enfance, CCP*** de l'Afpa, BEP sanitaire et social ou auxiliaire de puériculture, des qualifications accessibles par la VAE comme éducateur de jeunes enfants permettant d'occuper des fonctions d'encadrement mieux payées (environ 2000 euros bruts), ou de créer une entreprise. Les formations d'infirmière puéricultrice ou de psychologue des enfants et de la famille s'y prêtent aussi.

Créer sa structure

Mais devenir chef d'entreprise dans ce secteur ne se fait pas à la légère. Il faut répondre aux obligations définies par les agréments accordés par les Délégations départementales du travail. Pour les enfants de plus de trois ans, une structure n'a besoin que de l'agrément simple, facile à obtenir. Mais pour ceux de moins de trois ans, elle doit répondre au cahier des charges conditionnant l'attribution de l'agrément qualité (arrêté du 24 novembre 2005). Parmi les contraintes : disposer d'un local où accueillir clients et salariés, avoir un référent métier dans l'équipe, titulaire d'un CQP ou d'un CAP petite enfance, et dans l'idéal employer des intervenants ayant soit plus de 3 ans d'expérience, soit un diplôme petite enfance. Pour autant, contourner la difficulté en se privant des moins de 3 ans n'est pas un bon calcul à en croire Sandra Kuntzmann-Burgo : « c'est se priver des sorties de crèche, des fratries, du temps plein... 80% des sollicitations les concernent. Par ailleurs si cette branche est une des plus contraignantes, c'est aussi une des plus porteuses ». Le besoin de main d'œuvre se fait sentir «sur le terrain mais aussi pour les postes d'encadrement intermédiaire parce que les structures existantes grossissent. C'est un vrai vivier d'emplois». 

* chèque emploi service universel ** certificat de qualification professionnelle *** certificat de compétence professionnelle

Audrey Savournin 31/05/2007
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