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Lancé il y a trois ans à Marseille, FéminaSport se terminera officiellement fin juin 2008, mais la plupart des actions engagées depuis 2006 volent désormais de leurs propres ailes. Car ce projet piloté par Profession Sport 13, une association créée par la Direction Départementale de la Jeunesse et du Sport dans les années 1990, visait à favoriser l’encadrement féminin pour développer la pratique sportive féminine dans les Zones urbaines sensibles. Seulement 5% des femmes y vivant déclarent en effet pratiquer une activité au moins une fois par semaine en 2002 alors que la moyenne nationale est de 79%.
Le Groupement d’employeurs Sport 13 a donc embauché dix femmes en janvier 2006, huit en contrat d’accompagnement à l’emploi, deux en contrat initiative emploi. Elles ont travaillé pendant un an à l’élaboration de ce projet pour certaines, auprès d’associations sportives, de centres sociaux ou de collectivités territoriales pour d’autres, en alternance avec des périodes de formation. Résultat : toutes ont désormais l’Attestation de formation aux premiers secours (devenue Prévention et secours civiques de niveau 1), une a fait un Bilan de compétences, une autre s’est formée à l’événementiel, deux sont aujourd’hui titulaires du BAFA (Brevet d'aptitude aux fonctions d'animatrice de centre de vacances et de loisirs), une du BEATEP (Brevet d’État d’animateur technicien de l’éducation populaire et de la jeunesse), une autre du BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) et du diplôme d’éducatrice spécialisée.
Mieux armées pour trouver un emploi
Deux d’entre elles enfin ont été prolongées une année : Samia El Ouichi et Nathalie Vernet. D’abord chargée de sensibiliser les jeunes filles au rugby par l’intermédiaire des structures sociales pour finalement créer une équipe féminine avec le Vallée de l’Huveaune Rugby Club, Samia s’occupe désormais du projet FéminaSport en lui-même. Et c’est finalement cette mission qui a fait office de révélation. «Au départ je voulais vraiment travailler dans le sport et me former, raconte-t-elle, j’ai d’ailleurs le brevet fédéral en gym, mais maintenant que j’en sais plus sur la communication, le milieu associatif, les subventions, je me vois plus dans la mise en place d’actions. » Pas forcément dans le sport d’ailleurs ! Alors que Nathalie est restée fidèle à sa motivation première. Au chômage depuis plus d’un an en 2006 après dix ans dans le milieu socio-culturel, sensible au milieu carcéral, cette mère de deux enfants s’est vite relancée. « Dès 2006, j’ai préparé la VAE d’éducatrice spécialisée, explique-t-elle, début 2007 je suis entrée au CREPS en alternance pour avoir le BPJEPS activités sportives pour tous puis j’ai postulé au nouvel établissement pénitentiaire pour mineurs de La Valentine. » Sa candidature ayant été retenue, elle a suivi des stages sur environ 3 mois avant d’intégrer l’EPM où elle développe des projets à caractère sportif. Conclusion de l’expérience FéminaSport ? « Un grand merci ! sourit-elle. Ils m’ont remis le pied à l’étrier. »
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