
Si le CIF et le DIF ont un point commun - ils relèvent tous deux de l'initiative individuelle du salarié - , leurs objectifs sont très différents. D'une durée de plusieurs mois, le Congé Individuel de Formation vise à évoluer, à acquérir une qualification ou à changer de métier, tandis que le Droit Individuel à la Formation, beaucoup plus court, sert à réactualiser ou à développer des compétences.
80% des bénéficiaires sont des hommes
Quand s'orienter vers un CIF ? Les raisons peuvent être variées selon le profil du salarié. Pour une personne en CDI, cela pourra être pour évoluer dans son entreprise, changer de métier ou créer son entreprise ; pour une personne en CDD ou en intérim, un CIF est l'occasion d'acquérir une qualification, un diplôme ou d'évoluer vers une filière ou un métier où elle aura plus de chance de trouver un emploi stable. Selon une enquête AFPA, l'un des acteurs majeurs de la formation qualifiante, près de 66% de ses stagiaires en CIF souhaitent changer de métier. C'est le cas de Réjeanne Benazet, ancienne aide soignante en CDD, qui depuis novembre 2008 suit une formation d'atelier peinture au centre Rivesaltes de l'Afpa Languedoc-Roussillon et qui envisage ensuite de monter une entreprise de bâtiment avec son mari.
Selon la Cour des Comptes, en 2007, 38 406 demandes de CIF-CDI auraient été acceptées (sur 68 482 demandes) et 7 941 demandes de CIF-CDD (sur 10 359 demandes), débouchant dans 70% des cas sur l'obtention d'un diplôme ou d'une qualification reconnue par un titre. Près de 80% des bénéficiaires sont des hommes, ouvriers ou employés, et 50% d'entre eux ont entre 25 et 44 ans. Quant au CIF-TT (travail temporaire), face à l'explosion de la demande, la sélection devient plus forte et la priorité est donnée aux salariés de plus de 45 ans et aux intérimaires les moins qualifiés. 60% des demandes sont actuellement acceptées.
Vous avez une question en lien avec cet article ?
Notre sélection de contacts dans votre région !
