
« La balle au bond a été créée pour que l’enfant ne soit pas un frein au retour à l’emploi. » A Sénart, en Seine-et-Marne, le projet expérimental initié en août 2007 et baptisé La balle au bond, est à l'image d' une balle que l’on fait rebondir : entre le mode de garde et l’emploi. Son principe est de mettre en relation des assistantes maternelles et des mamans qui sont sur le point de trouver un emploi ou une formation. Dans certains cas, il peut aussi s'agir d'accompagnants agréés qui se rendent au domicile des parents pour garder les enfants jusqu’à l’ouverture de la crèche. Pour Odile Rouffignac, cheffe de ce projet à la Maison de l’emploi de Sénart, le constat est clair : il manque des places d’accueil pour les tout-petits, surtout à des horaires atypiques. « Après une étude menée en 2002/2003, nous avons constaté qu’il manquait 500 places à Sénart et que 80% des femmes qui cherchent un emploi en ont besoin. L’idée était de raccorder le mode d’accueil au retour à l’emploi ».
Un accompagnement gratuit
A Sénart, en banlieue parisienne, la majorité des emplois se concentrent dans les domaines de la logistique, du commerce, de la restauration : des postes à horaires décalés qui posent de réels problèmes. « Nous sommes un service de mise en relation. Il fallait créer un réseau entre les partenaires sociaux, l’emploi et les collectivités territoriales », expose Odile Rouffignac. Elle travaille alors étroitement avec les assistantes sociales, les puéricultrices, la PMI (Protection maternelle et infantile), pour toucher les familles les plus concernées par ces problématiques. L’accompagnement pour ces femmes est gratuit. « Dans un premier temps, nous constatons que la majorité des femmes des communes de Sénart ne peut pas travailler car elles n’ont pas de mode d’accueil mais ce n’est pas le seul frein, il y a aussi le problème du transport, de la mobilité, de la précarité etc. ».
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