Chaque année depuis 2001, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur décerne le Prix de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle au Féminin. Chaque lauréate, une vingtaine par an, se voit remettre un chèque de 1000 €, qui récompense son parcours et sa perséverance pour se former à un métier dans lequel les femmes sont encore trop peu nombreuses. Pour prétendre à ce Prix, il faut en effet rassembler trois conditions : avoir suivi une formation regroupant moins 25% de femmes dans un CFA, un centre AFPA ou un organisme de formation financé par la Région, avoir obtenu son diplôme l'année précédente, enfin ne pas avoir été déjà lauréate. Ainsi, depuis plus de 10 ans, ce Prix apporte la preuve que la réussite est possible hors des voies traditionnellement empruntées par les femmes.
Des métiers trop méconnus
D’autant que ces lauréates, bien souvent, ont choisi des secteurs qui recrutent. C’est le cas de Jeanine Brousse qui a obtenu le Titre professionnel d’Agent de sûreté et de sécurité privée à l’Afpa de Cannes la Bocca après des années en tant que responsable de boutique. Un métier « où ce n’est pas une question de muscles mais de diplomatie »; d’autant qu’elle ne joue pas les videurs mais plutôt les protecteurs : « je suis là pour gérer les points stratégiques, pour évacuer une salle si nécessaire, pour assurer la sécurité des gens lors de soirées VIP. Je peux aussi travailler pour un hôtel, un casino, un magasin de luxe ou un supermarché, les débouchés sont assurés».
Se former dans des secteurs techniques
Déjà diplômée en chimie, mais sans emploi, Laetitia Santucci (lauréate 2011) a choisi de suivre une formation professionnelle de technicienne supérieure d'application électronique. Une formation sur 11 mois qui lui a permis de décrocher un CDI dès la fin de sa reconversion professionnelle : aujourd'hui, elle contrôle et dépanne les matériels de détection incendie. Ingénieure en électrotechnique, Laëtitia Verkein (lauréate 2008) a cheminé sans embuches depuis son Bac STI (mention bien) : IUT d’électronique où elle sort major de promotion, concours, elle s’inscrit en alternance à l’Institut des Techniques d’Ingénieur de l’Industrie Paca-Epunsa de Biot (06). Embauchée chez Thalès pour un an, elle gère la documentation technique des satellites et espère bien se faire une place dans cette société, de préférence plus en Recherche Développement pour allier « conception et pratique ».
Trouver sa voie
Virginie Lefebvre, elle, se réjouit surtout de l’aspect concret de son métier.Titulaire d’un CAP Boulangerie (CFA de la Chambre des Métiers du Var), un secteur composée à 98% d’hommes, elle poursuit sa formation en Brevet Professionnel avec entrain alors qu’elle traînait des pieds au lycée. « J’ai décidé d’arrêter en première, raconte cette Varoise de 19 ans, mais j’aurais dû bifurquer dès le brevet. Si j’avais découvert la boulangerie à ce moment-là, j’aurais pu être apprentie plus tôt ». Mais c’est par hasard, à 18 ans, qu’elle fait un essai et se découvre sa passion. Gourmande, Virginie se voit même à la tête de sa propre entreprise « dès que possible » !
Vous avez une question en lien avec cet article ?
Notre sélection de contacts dans votre région !
