
« La franchise c’est comme l’autoroute, il y a des péages mais on va plus vite que par la nationale » résume Sophie Leblond, franchisée Rapid’Flore depuis 1999. Tout est là : des droits d’entrée, une redevance, un « cahier des charges » mais l’assurance de bénéficier de la notoriété de l’enseigne et de démarrer son activité sur des bases testées et approuvées. « Je n’avais pas envie de me lancer seule, explique cette assistante de direction vite reconvertie, alors je suis allée au salon de la franchise. Une publicité pour Rapid’Flore dans un magazine m’avait séduite, je les ai rencontrés, j’ai passé 3 jours dans un magasin avec un adhérent et j’ai été convaincue. » En 6 mois elle rassemble 150 000 euros, trouve le pas de porte, suit 3 semaines de formation et ouvre son magasin à Flers. Depuis, son mari l’a rejoint, ils ont créé un 2e magasin, affichent un chiffre d’affaires global de 920 000 euros… et travaillent 50 à 60 heures par semaine. Il n’y a pas de secret : « il faut bosser. Mais le mercredi par exemple je me consacre à mes enfants » de 7 et 15 ans.
Chef d’entreprise avant tout
A la tête d’un restaurant La Boucherie depuis 2007 à Compiègne, Johanne Bouquet ne compte pas non plus ses heures : « j’en fais plus que quand j’étais attachée commerciale ou directrice d’agence, mais je le fais pour moi. C’est beaucoup plus épanouissant ». L’idée lui trotte dans la tête depuis plusieurs années quand elle se décide à quitter son emploi en 2005 pour ouvrir, avec un associé, une franchise dans la restauration, secteur auquel elle vendait des terminaux et des logiciels de gestion. Pour autant, « je ne suis pas restauratrice, insiste-t-elle, et je voulais créer une entreprise de 10-15 personnes, pas seulement mon propre emploi. J’avais besoin de produits et de process rôdés. » Elle fait alors confiance à « La Boucherie », franchiseur depuis 1986. Bilan de l’opération aujourd’hui selon la Fédération de la franchise : un investissement minimum de 400 000 euros et un chiffre d’affaires d’au moins 900 000 euros.
Un accompagnement qui sécurise
C’est à peu près le même que celui annoncé chez Mikit, constructeur de maisons « prêtes à finir », après un investissement initial de 130 000 euros. Martine Escudé a d’abord rejoint ce réeau en tant que commerciale il y a 15 ans. A l’époque, elle reprend une activité professionnelle après avoir consacré 10 ans à ses deux fils et elle songe déjà, à terme, à créer une franchise. C’est chose faite désormais et elle n’en démord pas : « je ne me serais jamais lancée sans le franchiseur, plein de choses ont été pensées pour nous, on a des réunions tous les 2 mois et surtout on nous tient informés de l’évolution des obligations juridiques. C’est un lien qui sécurise, comme le câble qui relie le plongeur à la surface ». Surtout quand on démarre l’activité seule, comme elle l’a fait à Pau. Epaulée maintenant par 6 salariés, elle dit avoir atteint la taille idéale. Elle a même ouvert une filiale à Dax, confiée à son frère et sa sœur qui va elle-même s’implanter à Mont-de-Marsan.
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