
« C'est un vrai bonheur de pouvoir améliorer la qualité de vie des gens. J'aurais dû choisir le métier d'assistante de vie aux familles bien plus tôt », s'exclame Anyvonne Poulailleau, 54 ans. Sa vocation, elle l'a découverte il y a deux ans, suite à un licenciement économique. L'usine de confection qui l'employait depuis 34 ans met alors en place une cellule de reclassement qui lui offre l'opportunité de mener une Evaluation en milieu de travail (EMT) qu'elle effectue en maison de retraite. Un projet qui correspond à son désir de s'investir dans l'aide aux personnes et qui la pousse ensuite à suivre une formation au titre professionnel d'Assistante de vie aux familles (ADVF) au centre Afpa de la Roche-sur-Yon. Pendant six mois, elle acquiert les connaissances et les gestes techniques propres à son nouveau métier qu'elle met en pratique lors de trois stages à l'issue desquels elle est embauchée par l'ADMR (association d'aide à domicile en milieu rural) de Belleville-sur-Vie, en Vendée.
Un métier de contact
Chaque mois, elle s'occupe de 20 à 25 foyers pour un total de plus de 140 heures et un salaire avoisinant le SMIC. Ses conditions de travail : des horaires variables qu'elles découvre tous les quinze jours et environ 250 kilomètres à faire par mois pour ses déplacements. Ce qui plaît à Anyvonne, c'est qu'elle apporte une aide aussi bien à des personnes âgées qu'à des familles pour s'occuper des enfants, un service plus récemment développé par l'ADMR. « Dans ma précédente activité, on fonctionnait au rendement, il n'y avait aucune humanité. Aujourd'hui, je me sens utile et reconnue dans mon travail : c'est un métier où on vous dit tout le temps merci », raconte Anyvonne. Une motivation à toute épreuve qui lui fait oublier la fatigue : « Avant quand je faisais le ménage chez moi j'étais épuisée au bout de deux heures. Maintenant que je le fais pour d'autres, je peux enchaîner cinq heures d'entretien sans problème car ça me fait plaisir d'aider les gens. »
La possibilité d'évoluer
Lauréate en 2007 de la 1ère édition des Trophées des Services à la Personne dans la catégorie « services à la famille », Anyvonne aimerait maintenant gravir les échelons et passer le diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS). Une formation de neuf mois plus axée sur la théorie que le titre professionnel d'ADVF, qui lui permettrait d'approfondir ses connaissances et d'augmenter son salaire de deux euros de l'heure. Elle peut en faire la demande à son employeur et suivre les cours par l'intermédiaire d'un centre de formation tel que le Greta ou la Croix-Rouge Française. Il est également possible de suivre une formation continue dans les établissements de l'Education nationale qui préparent au CAP ou au BEP sanitaire et social. A noter que certains employeurs développent des partenariats avec des centres de formation : c'est le cas notamment d'Adom, du groupe Adecco, pour le titre professionnel d'ADVF.
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