En partenariat avec Objectif-égalité.fr
Lancé en 2002 au sein du groupe Sol à Lyon, cet accompagnement spécifique destiné aux femmes souhaitant créer une entreprise et qui n'existe que dans quelques départements en est déjà à sa seconde cession dans les Alpes-Maritimes. Le dispositif, toujours financé par le conseil régional Provence Alpes Côte-d'Azur et la délégation régionale aux droits des femmes et à l'égalité, mais aussi par les Assedic, permet à une quinzaine de stagiaires, orientées par l'ANPE de bénéficier gratuitement de séances en groupe et d’un suivi individualisé, un appui associant réflexion sur l'adéquation entre la personnalité et le projet pendant 3 semaines puis prise en compte des spécificités de la création d'entreprise pendant 4 mois. L’idéal pour Marie Hordot, ancienne stagiaire : «c’est exactement ce dont on a besoin, pour les démarches, les aides financières, les personnes à contacter, mais aussi pour ne pas se lancer dans un projet qui n’est pas viable, pour ne pas baisser les bras, il y a un suivi, une écoute. J’ai déjà créé une entreprise sans soutien en 1994, une boutique d’art et de décoration d’Asie, ça n’a pas tenu le coup».
Un soutien essentiel
Les projets : gîte en cabanes perchées, confection de costumes et vêtements d’exception, décoration d’intérieur, création de trompe l’œil et rénovation de meubles, atelier de céramique bilingue, restauration orientale, services à la personne, rédaction de biographies, institut de bien-être… Autant de passions mais aussi d'énergie à déployer car la création d'entreprise demande un engagement personnel très fort. Neuf mois après la fin de la première session, aucune stagiaire n’a abandonné, même si toutes ne sont pas encore stabilisées : «sur 17, seulement 4 sont encore en cours de réalisation pour des questions de locaux», insiste Nadia Chauffaille, coach et psychothérapeute en charge du dispositif dans le 06. Styliste, Florence Gastaldi a bien créé sa propre entreprise en juillet 2007 comme elle le souhaitait mais sa collection « Ange Garden » a pris du retard. «Je ne pensais pas que trouver un atelier de production serait si difficile, je pensais vendre mes premières pièces l’été dernier et je ne suis même pas sûre d’y parvenir cet été, raconte-t-elle avec assurance. Du coup j’ai aussi acheté une machine pour imprimer des dessins sur des tee-shirts et donc fabriquer des produits moi-même. Je ne peux plus reculer !» Pas si près du but. Même discours chez Marie Hordot, toujours motivée pour créer son association ludique et artistique destinée aux enfants : «Mon projet est toujours d’actualité, j’attends juste de pouvoir passer mon Bafa puis mon Bafed et je travaille en artiste libre en parallèle. Maintenant que tout a été conçu, rien ne m’arrête».
Une confiance gagnée avec Créasol, qu’elles pourront transmettre aux «nouvelles puisque le dispositif prend peu à peu la forme d’un réseau et devrait se prolonger par un site où échanger entre créatrices.
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