
« Fraiseur sur machines conventionnelles et à commande numérique » : à la lecture de l'intitulé de cette formation que dispense l'Afpa, une femme pourrait être un peu réticente. Alima Christol ne s'est même pas posée la question ! Cette mère de famille, d'origine algérienne, est arrivée en France en 2003, avec la ferme intention d'exercer cette profession à laquelle elle s'était formée en terminale. Dès le lycée, Alima est orientée vers une filière industrielle « j'étais douée en mathématiques et on m'a dit que ce serait utile pour les métiers qui touchent au dessin industriel, à la branche de la fabrication mécanique », se souvient-elle. Après son bac professionnel, spécialité tourneur fraiseur, elle cherche un emploi dans ce domaine, en vain. « C'est étonnant de voir une femme s'orienter vers ces métiers, je ne trouvais pas, j'ai donc fait des petits boulots » Quelques années plus tard, elle décide de quitter son pays et de rejoindre une partie de sa famille en France, dans le Languedoc-Roussillon.
Une formation professionnelle : un réel atout
Mariée et mère de famille, Alima s'occupe de ses enfants avant d'entamer son retour vers l'emploi. « Mon assistante sociale m'a mis en relation avec le CIDF (Centre d'information sur les Droits des Femmes). Elles m'ont parlé de la formation "élargissements des choix professionnels" et je l'ai suivie à l'Afpa de Nîmes, mais je savais que j'aimais les métiers d'homme, s'amuse t-elle : peintres, menuisiers ou tapissiers ! » Après deux stages, l'un dans un garage et le suivant dans une société de fraisage, le patron de ce dernier lui propose de l'embaucher « il m'a proposé aussi de suivre un contrat de professionnalisation ». Ce qu'elle finit par choisir.
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