En 2008, plus de 49 000 personnes – le chiffre a doublé en deux ans - ont été recrutées par la MRS : méthode de recrutement par simulation. Importée du Québec en 1995, cette méthode est de plus en plus utilisée par les entreprises de certains secteurs pour tester les « habiletés » des candidat(e)s : dans ce cas plus de CV ni de lettre de motivation mais des exercices reproduisant les conditions de travail pour vérifier que vous possédez les capacités nécessaires au poste.
Comment tenter sa chance ?
En répondant à une offre d’emploi publiée par Pôle emploi dans laquelle on ne vous demande pas un diplôme ou une expérience mais des habiletés comme savoir « travailler en équipe » ou « sous tension ». Il n’est pas explicitement mentionné qu’il s’agit de recrutement par simulation, à vous de le détecter ! Les conseillers Pôle emploi, PLIE ou mission locale peuvent aussi vous aiguiller. Reste ensuite à vous inscrire à ces ateliers, précédés d’une information collective sur le poste à pourvoir et parfois de tests de calcul, de lecture et d’écriture.
Comment se déroulent les exercices ?
En général, vous avez 3 à 4 heures sur une plateforme de vocation pour réaliser un certain nombre d’actions concrètes en respectant des consignes pour arriver à un résultat précis. L’objectif étant de vérifier que vous possédez les habiletés recherchées. On vous demandera par exemple de ranger des « legos » référencés dans des linéaires, dans une ambiance bruyante en étant régulièrement dérangée pour un poste d’employée de libre-service, de lire un plan, solliciter vos collègues pour reconstituer un schéma 3D, à l’extérieur, pour un emploi dans le bâtiment. Chaque action est notée, si vous obtenez des résultats suffisants, vous obtenez automatiquement un entretien avec l’employeur qui n’a pas votre CV et verra surtout si les modalités du poste vous conviennent. Au moins une personne sur deux est alors embauchée.
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