
Lancé en 2007, le réseau de salariés "WE" d'AREVA regroupe actuellement 250 membres, dont 20% d'hommes, qui se réunissent régulièrement, sous formes de déjeuners ou de groupes de travail, pour échanger sur la mixité professionnelle. Objectifs : faire avancer l'égalité hommes/femmes.
"Notre ambition, détaille Jacqueline Buysse, l'une des fondatrices du réseau et responsable de communication Services France, est de participer au développement personnel des femmes du groupe AREVA afin de leur permettre d’optimiser leurs qualités relationnelles, en les aidant notamment à se positionner dans l’échelle ascendante". Ce réseau complète et renforce l'accord européen sur l'égalité professionnelle signé en décembre 2006. Il dispose d'un budget de fonctionnement sponsorisé par la fonction RH. L'adhésion y est gratuite, en échange chaque membre s'engage à réaliser au moins une action par an pour le réseau.
"Dès le départ, nous avons voulu intégrer les hommes dans "WE" et ne pas en faire un ghetto, explique J. Buysse. Certains sujets les intéressent, notamment l'équilibre vie privée/vie professionnelle. D'autre part, des hommes veulent nous aider et sont prêts à servir de mentors". Soazig Drévillon, responsable RH au sein d'Areva NP, a souhaité participer à ce réseau dès sa création. "Je souhaite faire avancer le sujet de l’égalité hommes/ femmes. Je pense que ce réseau est l'un des moyens pour faire disparaître le plafond de verre. Je crois beaucoup à la promotion de la mixité professionnelle à tous les niveaux de l’entreprise". Elle pense que ce réseau va contribuer à faire évoluer les mentalités.
Outre cet engagement collectif, Soizig Drévillon estime retirer beaucoup de ces échanges à titre personnel. "Ce réseau me permet de rencontrer des personnes d'autres filiales et d'autres métiers qui partagent les mêmes valeurs autour de la mixité". "Chacun y cherche et y trouve des choses différentes" poursuit-elle. Pour certaines femmes, "WE" est également un moyen de se créer un réseau professionnel pour faciliter leurs mobilités et mieux se faire connaître ". La jeune femme participe à un groupe de travail chargé de la mise en oeuvre du mentorat : "notre ambition est qu'en 2009 une trentaine de femmes puisse être mentorées par des profils plus seniors pour les aider dans leur évolution de carrière". Ce dispositif fait partie des cinq propositions qui ont été présentées et retenues lors d'un premier colloque organisé en février dernier, en présence des dirigeants du groupe, dont Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva. Il a également été acté l'intégration des indicateurs de suivi de l'égalité hommes/femmes au niveau du reporting mondial, le fait de commencer par les femmes lors des « people review » (afin de ne pas les oublier !), d'encourager le travail à distance ou encore d'organiser des interventions dans des écoles pour présenter les métiers d'Areva et essayer d'attirer les jeunes filles.
Pour 2008-2009, le réseau WE ambitionne de faire vivre ces propositions et de s'étendre à l'international : tout juste lancé en Allemagne, il est en cours de développement aux Etats-Unis.
Vous avez une question en lien avec cet article ?
Notre sélection de contacts dans votre région !
